Denis TRICOT, sculpteur
Serpenteur de bois, envahisseur d’espaces publics, mélangeur d’arts, Denis Tricot sculpte partout, dans toutes les campagnes comme dans la plupart des capitales européennes jusqu’à Kiev et Istanbul. Ses sculptures vastes et légères sont gestes, écritures et musique, éléments de spectacles pour des lieux investis avec des partenaires jouant de toutes les expressions artistiques.
Il déploie ses sculptures éphémères envahissantes composées de lattes de peupliers de 3 m, qu’il assemble pour former des « fils de bois ». Assemblées et entremêlées, formant des installations composées de courbes pendues, suspendues, elles jouent des tensions et de la pesanteur. Elles établissent un dialogue entre les pratiques contemporaines des arts et un site et interrogent : quels espaces dans le paysage, dans la ville, pour l’expression artistique, comment partageons-nous l’espace commun, et comment vivons nous dans cet espace ?
Denis Tricot parle de « sculpture sociale », il part à la rencontre des lieux ordinaires ou extraordinaires habités par des gens ordinaires ou extraordinaires. Seul, ou accompagné d’artistes de toutes disciplines, Denis Tricot inclus le public dans des itinéraires dramatiques improvisés, offrant aux spectateurs une libre stimulation de leur imaginaire.
Plus de 300 sites investis depuis 1991, parmi lesquels : Musée des Beaux-Arts et quartier de Galata et université de Galatasaraÿ (Istanbul), National Theatre, Docklands, Royal Navy College (Londres), Via di San Gregorio pour Nuit Blanche (Rome), Palais Clam Gallas (Vienne), Île de Terschelling pour Oerol Festival et Delft (Pays-Bas), Muséum d’histoire naturelle et Opéra national de Lyon, parc de la Colombière pour festival Entre cours et jardins (Dijon), Rives du canal de l’Ourq et la Cité internationale universitaire (Paris), Théâtre du Loup, Genève (Suisse), Palais Tu Duc et Dien Thô, Hué (Viet Nam) ou encore Kiev (Ukraine), Bucarest, Iasi et Cluj (Roumanie), Weimar (Allemagne), Innsbruck (Autriche), Barcelone (Espagne)…
Michelle TROTTA, plasticienne

Michèle Trotta est née en 1961. Elle vit et travaille à Aubervilliers. L’artiste a choisi l’installation comme mode d’expression privilégié. Marquée par le Japon où elle s’est rendue à plusieurs reprises, Michèle Trotta travaille depuis plusieurs années sur une série de réalisations artistiques Les volumes de vide, dont le concept et la mise en œuvre peuvent s’apparenter aux jardins zen.
Ces installations qui utilisent en tant que matériaux principaux branches et feuilles d’arbres, éléments de base de la nature, traduisent l’idée de la matérialisation du vide, concept autour duquel l’artiste travaille depuis 1998, après une visite du temple Ryoanji à Kyoto.
« L’œuvre interroge cette condition première (la gravité), par laquelle nous pesons notre rapport au monde, mais à laquelle il nous faut parfois échapper pour le penser.”

Licencié en philosophie, violoncelliste et chanteur, il est le compositeur de musiques de scène pour le Théâtre, la Danse ou des événements de rue avec des plasticiens. Il a notamment travaillé avec les metteurs en scène : Patrick COLLET, Marie Claude MORLAND, Jean Paul BILLECOQ, Moni GREGO, Jean Louis HOURDIN, Denise PERON pour le théâtre. Il crée plusieurs récitals de chansons françaises et chante CAUSSIMON, ARAGON, PREVERT . Il travaille régulièrement avec Paolo CARDONA, Jacques TEMPLERAUD et Philippe LEFEVRE ( Zur ) à la réalisation des spectacles de théâtre d’ ombres ou d’objets. Il participe depuis 1997 à des événements et des festivals avec le sculpteur Denis TRICOT (France, Europe, Turquie). Avec Evelyne MEKHITARIAN il se voit confier la création de deux spectacles pour la Ville de La Rochelle : Commémoration de l’Edit de Nantes (11 spectacles – bals de quartier) et les 1000 Ans d’Histoire de la Ville (spectacle le « Chant des Pierres » Marionnettes géantes, Masques…). Depuis 1993, il réunit dans le groupe ZHAR des musiciens qui créent un répertoire Tzigane, Séfarade et Arabo-andalou. Avec Odile AZAGURY, il crée la musique de « Pour une alouette », « La colline des utopies », « Les hommes en colère », « Parlez-moi d’amour ? » et crée avec elle plusieurs performances autour d’itinéraires chorégraphiques et musicaux, hors des scènes conventionnelles. En 2005 il participe comme danseur à la création « En plein cœur » de la Cie CFB 451 des frères Ben Aïm.
Musicienne, elle joue du violon, de l’alto et de la voix. Elle pratique le théâtre musical avec la Cie Le Grain, compose, improvise, participe à de multiples aventures où la création musicale domine, à des recherches autour des écritures contemporaines, interprète Aperghis, Drouet, Stockhausen, Scelci…Elle crée un personnage de clown avec André Riot-Sarcey, réalise des espaces sonores avec le groupe Eclats-Bordeaux. Elle fonde l’ensemble à cordes Rue L, a été la partenaire de jeu .
Rémi Checchetto écrit comme il respire. Dés vingt ans, il est journaliste mais très vite il se consacre à l’écriture pour le théâtre et à de curieux petits recueils de poèmes qui fouillent avec acuité dans la vie surprise derrière une porte ou au coin d’une tasse de café. Il écrit et fait écrire dans les prisons, dans les hôpitaux, dans la rue. Il rapproche l’écriture au plus près de l’ordinaire, une écriture de rythme et de musique qu’il lit aussi partout, avec les pieds en bas, avec les pieds en l’air.
Elle est comédienne, chanteuse et metteur en scène, formée à l’école du théâtre gestuel par Anne Sicco au théâtre de la Sphère. Elle participe à plusieurs de ses spectacles et travaille également avec Marcel Marceau, François Cervantès, Farid Paya, Mladen Materic…Parallèlement elle suit une formation de chanteuse classique puis élargit son expérience vocale avec Marie-Claude Vallez au théâtre du Lierre. Elle participe à de nombreux spectacles en temps que comédienne ou chanteuse, auprès de diverses compagnies, « Temps Fort théâtre » (théâtre masqué), Cie « Fracas » (opéra Rock), Cie « Apsaras », CRIM ….
Compositeur, flutiste et enseignant, il fait ses études musicales et de flûte traversière au conservatoire de Marly le Roi, dirigé par le flûtiste Roger BOURDIN, puis au C.N.R. de LILLE, achève parallèlement des études d’ingénieur agronome. Dès 1980, il s’intéresse à la flûte traversière baroque, avec Marc HANTAI, suit des master-class avec Barthold KUIJKEN en 1984, puis au CEPMA à Toulouse (1985-86-87) avec Philippe ALLAIN DUPRE pour la flûte, Christophe COIN et Wilhelm JANSEN pour la musique de chambre. Il donne de nombreux concerts en Limousin avec l’Ensemble Baroque de Limoges, duos flûte et harpe, flûte et clavecin, flûte et guitare. En 1990-1992 création de musiques de scènes pour le théâtre de la “Vache cruelle” de Périgueux: “La grande imprécation devant les murs de la ville” (Cartoucherie de Vincennes, Avignon off, Strasbourg, Marseille…), “Le vieillard et l’enfant”( création festival de Blaye). En 1993 fonde le duo “HAMADRYADE” avec la comédienne-chanteuse Patricia Capdevielle.
Après un diplôme d’architecte, GILL VIANDIER choisit d’explorer la danse contemporaine, notamment aux CCN de Rennes avec Catherine Diverrès et de Montpellier avec Mathilde Monnier. En 1999, il rejoint la compagnie Jackie Taffanel. Depuis 2003 il a collaboré avec les compagnies de Michèle Murray, Didier Théron, Hélène Cathala, Emmanuelle Vo-Dinh, Georges Appaix, Philippe Saire…. Egalement pianiste classique, clarinettiste et chanteur, il participe à des projets lyriques en chœur et mise en scène. S’intéressant aux écritures oulipiennes, plastiques et scéniques (Maîtrise Art du spectacle/théâtre en 2003), il réalise des performances-installations basés sur l’appréhension des espaces publics urbains et le rôle du spectateur. Il crée sa première scénographie théâtrale en 2007. Sa rencontre avec Denis Tricot cette année-là l’amène à réinvestir en corps et voix, la pratique passionnée de l’improvisation musicale et dansée.
Après des études en arts plastiques et esthétique, Eric Cordier a réalisé une vingtaine de performances [body art] en Europe. Il est également compositeur de musiques électroacoustiques, improvisateur et travaille dans des dispositifs de musique électronique [NOL]. Il a présenté une douzaine d’environnements sonores et 6 Synapses dans les lieux suivants : Galerie Etant Donné … Rouen, EPE, Paris, Galerie Duchamp, Yvetot, Galerie Donguy, Paris, 252 rue du faubourg St Martin, Paris, Expo Urbain 1, Hotel du Commerce, Paris, Crédac, Ivry sur seine, Aeronef, Lille, dans le cadre du festival Polymachina , la Malterie, Lille, Festival Trafics/Usine LU, Nantes, Le Garage Paris, L’Ateliers, Evreux, théâtre TNT, Bordeaux, Ecole d’architecture de Normandie, Darnétal, dans le cadre du festival Tramway.