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L'agriculture

L’agriculture en Pays Ruffécois

Des sols propices à une agriculture intensive

Le Pays du Ruffécois présente une topographie relativement plane (entre 80 et 120 mètres d’altitude) entrecoupée de quelques reliefs :

- des plateaux faiblement ondulés au Nord et Nord-Est,
- des basses plaines principalement situées à l’Ouest du Pays,
- des vallées (vallée de la Charente orientée Nord-Sud et les vallées des affluents de la Charente orientées Est-Ouest).

C’est en partie cette topographie plane qui a favorisé l’extension d’une culture mécanisée. Cette mécanisation a également été encouragée par la nature même des sols qui sont favorables à l’agriculture. En effet, 70 à 75 % de la surface du Pays sont recouverts de terres de groies qui sont des terres faciles à travailler, ce qui explique le développement des cultures céréalières sur l’ensemble du territoire. Leur grande sensibilité à la sécheresse pousse les agriculteurs à pratiquer une irrigation relativement intensive afin d’assurer des rendements de cultures suffisants. Les « terres à châtaigniers » et les « terres rouges » sont plus propices à l’élevage car plus difficiles à travailler. Elles sont localisées au Nord.

Une agriculture omniprésente marquée par les grandes cultures céréalières

L’agriculture sur le territoire du Pays Ruffécois est très présente, 21 % des actifs travaillant dans ce secteur. La Superficie Agricole Utile représente plus de 70 % de la surface du Pays. La superficie moyenne par exploitation n’ayant cessé d’augmenter au cours des 20 dernières années, elle atteint en 2 000, 51 hectares et est largement supérieure à la moyenne départementale (43 ha/exploitation). De plus, le nombre d’exploitations de plus de 100 ha lui aussi n’a cessé de croître pour représenter 18 % des exploitations en 2000 (ces données proviennent du recensement général agricole 2000).

 

Une agriculture menacée pour laquelle la diversification agricole peut constituer une opportunité

La conjoncture et la politique agricole ont longtemps encouragé le productivisme et la spécialisation des productions. Le Ruffécois n’a pas échappé à la règle et a vu se développer les grandes cultures (cf. partie 2.4.2). Depuis plus de 20 ans, le nombre d’exploitations chute (- 46 % d’exploitations de 1979 à 2000 – Source : Recensement général agricole 2000) . L’abandon de l’activité agricole et notamment de l’élevage aurait sur le territoire des conséquences variées :

- économiques  avec la perte de valeur ajoutée,
- environnementales avec l’abandon des parcelles les moins intéressantes et le développement des cultures céréalières au détriment des prairies et du paysage.

Ces conséquences Ces conséquences néfastes alliées aux perspectives des marchés et de la politique agricole obligent certains agriculteurs à chercher d’autres sources de revenus et à modifier leurs méthodes de travail. La diversification peut ainsi être un moyen de pallier l’agrandissement d’autant plus que ce peut-être une production pouvant être développée facilement avec de faibles coûts. L’entrée en diversification est bien souvent motivée par un besoin de revenus sans possibilité d’augmenter les moyens de productions classiques et constitue un atelier secondaire pour l’exploitation. Ainsi, les activités de prestations de services de loisirs et de tourisme sont pour beaucoup d’exploitations le moyen de restaurer et de mettre en valeur le patrimoine de l’exploitation, d’où le nombre important de gîtes ruraux et de chambres d’hôtes ou la production avec la vente directe.