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Projet LGV SEA

Le Projet LGV-SEA

 

A partir de 2016, le Pays Ruffécois sera traversé du Nord au Sud par la Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique. Le Pays est impliqué dans ce projet depuis maintenant de nombreuses années et va voir arriver les travaux pour l’année 2012. Ces travaux vont représenter sur l’ensemble de la ligne (300 km entre Tours et Bordeaux) pas moins de 1300 embauches locales soit un potentiel de près de 130 embauches pour le Ruffécois. De plus, le montant des travaux estimé à 7 milliards d’euros sera sous-traité à hauteur de 20 %, c’est pourquoi le Pays se doit d’offrir aux entreprises du territoire la possibilité de se développer afin de répondre à un tel projet. Cela passe par l’offre d’immobilier et de terrains adaptés à leur implantation et leur développement.

Désignation du concessionnaire LISEA (VINCI)

C’est VINCI qui a été retenue pour être le concessionnaire de la ligne SEA et qui a créé trois filiales pour gérer ce projet : 

LISEA : société concessionnaire (composée de VINCI, Caisse des Dépôts et AXA)
COSEA : contrat de conception-construction
MESEA : contrat d’exploitation et de maintenance

Planning prévisionnel :

- 2010/2011 : Concertation, études, autorisations administratives, sondages géotechniques, archéologie préventive, libérations des emprises
- 2012/2014 : Travaux d’infrastructure (terrassements, ouvrages d’art, plate-formes), début des équipements ferroviaires
- 2015/2016 : Equipements ferroviaires (voie, caténaires, énergie, signalisation, télécommunications), essais, homologation

Impacts annoncés sur l’économie et l’emploi :

- 4 500 emplois liés à la phase de travaux d’infrastructure (génie civil/terrassement)
- 2 000 emplois liés à la phase des travaux d’équipement ferroviaire (superstructure, signalisation, télécom, énergie)
- 150 emplois en phase d’exploitation de la ligne
- Environ 1 300 embauches « locales » dont 300 en insertion
- 20 % des travaux en sous-traitance

     

La Commission LGV

La défense des intérêts des communes traversées

La Commission assure le suivi du projet de Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique (LGV-SEA) entre Bordeaux et Tours et vise tout particulièrement à défendre les intérêts des 20 communes du Pays Ruffécois concernées par tracé du projet. Les communes ont depuis désiré se constituer en association pour avoir une existence légale avec l’Association des communes du Pays Ruffécois Impactées par la LGV Tours-Bordeaux. Au cours de la phase d’enquête publique (octobre-décembre 2007), le travail de la commission a consisté en un recensement (non exhaustif) des futurs préjudices subis par les communes, entreprises et particuliers avant (période de travaux) et après la mise en service de la ligne. Ce recensement a permis de rédiger une liste de doléances diffusée à l’ensemble des communes concernées par le tronçon Tours-Angoulême afin que chacune d’entre elles inscrive ces doléances au sein de l’enquête publique.Cette liste de doléances a également été adressée aux principaux responsables politiques (députés, sénateurs, conseillers généraux…) afin de les interpeller sur les difficultés rencontrées par les communes concernées.

En septembre 2008, des représentants de la commission LGV du Pays Ruffécois et de l’ADISC (Association de Défense des Intérêts du Sud Charente) ont été reçus par le Secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique BUSSEREAU. Ils ont pu lui faire état de leurs revendications :

Téléchargez les comptes-rendus
- 17 Juillet 2008
- 12 Mars 2009
- 6 Juillet 2009
- 16 Novembre 2009
- 4 Décembre 2009
- 19 Janvier 2010
- 10 Mai 2010
- 10 Septembre 2010
- 5 Novembre 2010
8 Décembre 2010
1) Des compensations financières pour la mobilisation des énergies locales avant et durant les travaux,
2) La garantie d’une redevance pérenne à l’issue de la mise en service de la ligne, au même titre que pour les autoroutes ou tout autre ouvrage à caractère économique et commercial,
3) L’inclusion dans la construction de la ligne d’un réseau haut débit,
4) La non prise en charge de l’entretien des ouvrages d’art par les communes,
5) La prise en compte dès maintenant de la question des navettes TER entre Poitiers et Angoulême.
A l’issue de cette entrevue, les élus ont obtenu la mise en place d’un fonds de solidarité territoriale visant à dédommager les communes pour les dommages subis pendant les travaux de la LGV par le soutien à des projets sur les communes traversées par la LGV.Depuis maintenant deux ans, des échanges réguliers ont lieu entre les communes des 9 départements concernés par les 2 LGV Sud Europe Atlantique (Tours-Bordeaux) et Bretagne Pays de la Loire (Le Mans-Rennes). L’association « Coordination LGV Sud Europe Atlantique (Tours-Bordeau) et Bretagne Pays de la Loire (Le Mans-Rennes) » qui regroupe 175 communes traversées par ces deux LGV sur 9 départements (33, 17, 16, 79, 86, 37, 72, 53, 35) et 5 Régions (Aquitaine, Poitou-Charentes, Centre, Pays de la Loire et Bretagne) s’est créée lors de son assemblée constitutive le samedi 2 Avril 2011 à St-Gervais Les Trois Clochers.

Les communes souhaitaient en créant cette association représenter un poids plus  important pour la défense de leurs revendications concernant le Fonds de Solidarité Territoriale (compensation des préjudices causés pendant le chantier) et la mise en place d’une redevance communale pérenne pour l’exploitation de la ligne, qui reste la principale revendication.

Tirer profit de l’arrivée du chantier sur le territoire

La Préfecture de la Charente et le Conseil Général ont mis en place des comités de suivi de la LGV. Trois enjeux majeurs ont été définis et confiés à des organismes compétents :

- Emploi – Pôle Emploi, DIRRECTE
- Economie – Interconsulaire
- Accueil des personnels du chantier – Conseil Général
Pour l’accueil des personnels du chantier, l’objectif est de mettre en relation l’offre et la demande. Le Conseil Général veut ainsi conforter l’existant en l’adaptant à la demande et accompagner la création d’activités si aucune offre n’existe. Le Conseil Général procède ainsi depuis plusieurs mois à un recensement de l’offre en matière d’animation loisirs, de services publics, de services de vie courante et d’hébergements. Contact : Marine ORY – Conseil Général de la Charente – 05-45-90-75-73 ou mory@cg16.fr.L’inter consulaire (Chambre de Commerce et de l’Industrie, Chambre des Métiers et de l’Artisanat, Chambre d’Agriculture) a mis en place une cellule LGV en la personne de Sébastien PERRUCHOT pour faciliter la mise en relation des entreprises de la Charente avec LISEA (concessionnaire). Si vous êtes une entreprise et que vous souhaitez connaitre les besoins du concessionnaire ou comment répondre aux marchés qu’il sera amené à passer, contacter Sébastien PERRUCHOT au 05-45-20-55-51 ou sperruchot@angouleme.cci.fr
 

Les membres de la commission

M. MAMY Michel
Président de la Commission.
(CdC Mansle ; Luxé)
  M. MANGUY Yves
(CdC Villefagnan ; Londigny)
  Mme CLERGEAU Yvette
(CdC Aigre ; Charmé)
M. GUITTON Claude
(CdC Mansle ; Villognon)
  M. LASSOUDIERE Joël
(CdC Villefagnan ; Raix)
  M. MOUNIER James
(CdC Aigre ; Charmé)
M. RENIER Jean
(CdC Boixe ; Vouharte)
  M. STASIAK Jean-Louis
(CdC Boixe ; Xambes)
  M. VERON Claude
(Cdc Mansle ; Luxé)
 

Les impacts de la LGV

Ce travail de recensement des impacts liés à la LGV a été confié aux étudiants de 1ère année du BTS Service en Espace Rural du Lycée Roc Fleuri situé à Ruffec qui ont mené de septembre à décembre 2008 un diagnostic visant à favoriser l’intégration en Pays Ruffécois de la Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique.

La commande du Syndicat de Pays du Ruffécois portait sur :

- un état des lieux de la situation avant, pendant et après les travaux,
- l’évaluation des effets positifs et négatifs de la LGV SEA,
- des propositions d’action pour favoriser l’intégration en Pays Ruffécois de la LGV SEA

Les étudiants ont présenté les résultats de leur travail le 15 décembre 2008 devant de nombreux élus concernés, des représentants d’associations directement concernées ainsi que des personnes rencontrées pour recueillir les informations nécessaires.

Vous pouvez télécharger au format pdf :

- Le diaporama présenté lors de la restitution du 15 décembre.
- Les impacts et les mesures proposées par RFF pour chacune des communes.
- Les résultats de l’enquête sur le ressenti des acteurs locaux réalisée auprès de 144 personnes