Quelle est la situation de l’Ambroisie sur le Pays Ruffécois ?Sur les 89 communes du Pays, 60 ont fait l’objet d’une prospection sur le terrain. Comme le montre la carte 1.b ci-dessous, la prospection a été principalement réalisée en commençant à la frontière ouest entre le Pays Ruffécois et le Pays Mellois qui est au coeur du foyer d’Ambroisie puis en continuant vers le coeur du Pays Ruffécois. La zone sud du Pays a aussi fait l’objet d’une prospection précise car située près du foyer d’Angoulême. Enfin, les communes de Nanteuil en Vallée, St-Georges et Poursac on fait l’objet d’une prospection suite aux résultats de l’enquête réalisée l’année dernière par l’association Poitou-Charentes Nature qui y révélaient la présence d’Ambroisie (Cf. carte 1.a). Au total, 15 communes sont contaminées par l’Ambroisie (Cf. carte 1.b ci-dessous), dont 9 à faible densité (une seule localisation de l’ambroisie sur la commune) et 6 à plus forte densité (au moins 2 localisations de l’ambroisie sur la commune). Par comparaison avec les résultats de l’enquête réalisée par Poitou-Charentes Nature (Cf. carte 1.a ci-dessous), 11 communes de plus sont concernées par la présence d’Ambroisie. On remarque que les communes à la frontière avec le foyer du Mellois (Paizay-Naudouin, Theil Rabier et la Forêt de Tessé) et celui d’Angoulême (Anais) sont les plus envahies par l’ambroisie. Localisation de l’ambroisie et de son abondance par prospection en 2010, comparaison avec les résultats de l’enquête 2009 |
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L’ambroisie a été repérée en premier lieu sur des parcelles de Tournesol pour 64% des points de présence, puis sur les bords de routes pour 22% des points et enfin sur des parcelles moissonnées de blé, orge ou colza (9%). Les résultats démontrent que le foyer principal situé sur le territoire du Pays Mellois s’étend aujourd’hui aux communes limitrophes du Pays Ruffécois (Paizay Naudouin, Theil Rabier, la forêt de Tessé, Montjean, Londigny et Anais). Une progression du foyer est notamment ressentie par les acteurs du ruffécois (agriculteurs et coopératives). Les résultats de l’ATMO Poitou-Charentes des relevés hebdomadaires du capteur pollinique de Ruffec sont présentés ci-dessous et comparés à ceux relevés à Angoulême et à Montélimar (Zone très infestée de la Région Rhône-Alpes) : |
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Les concentrations en pollen d’ambroisie sur Ruffec ont atteint un pic au cours de la dernière semaine d’Août atteignant une concentration de 58 grains de pollen / m3 d’air. Selon l’ATMO PC, cette valeur dépasse le seuil de gêne et représentait un risque allergique pour les personnes sensibles à l’Ambroisie. Les valeurs de Ruffec rejoignent sensiblement celles relevées sur le foyer d’Angoulême mais restent largement inférieures aux concentrations obtenues sur Montélimar en 2006. L’enquête a révélé que globalement les agriculteurs connaissent la plante comme étant invasive mais peu d’entre eux connaissent ses effets allergiques. Cependant, certains exploitants ont déjà ressentis des réactions d’allergies (cutanées et respiratoires) lors de certains travaux (arrachage manuel de l’Ambroisie sur une parcelle de tabac par exemple). Lorsqu’ils sont concernés par la problématique invasive de l’ambroisie, les agriculteurs mettent en place des mesures de lutte sur leurs cultures par utilisation de traitements chimiques et/ou du binage. Pour la plupart des agriculteurs, l’ambroisie représente un problème agronomique et économique en raison des pertes importantes de rendement constatées sur les parcelles infestées. Face à cette problématique économique, de nombreux exploitants disent avoir abandonné la culture de Tournesol. Certains expriment leur inquiétude concernant l’inadéquation entre les méthodes de lutte préconisées et la réglementation et les mesures contractuelles auxquelles ils se sont engagés (MAE, BCAE, etc.). |
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